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Isolation technique: un énorme potentiel

Pour l'isolation d'installations techniques — telles que conduites brûlantes, chaudières et réservoirs - il existe un grand choix de possibilités pour économiser l'énergie et limiter l'émission de CO2.

Imaginez combien d'émissions supplémentaires de CO2— et de dépenses en énergie — nous pourrions économiser si nous isolions les procédés thermiques avec un dispositif de mesures aussi large que celui existant pour les bâtiments et les logements. Les avantages seraient d'une envergure particulièrement conséquente./p>

Isolation inadéquate

Les exigences en matière d'isolation pour les logements et les bâtiments sont aujourd'hui dictées et fixées par le législateur. Il sera bientôt tout à fait normal d'installer plus de 300 mm d'isolation dans la toiture d'un nouveau bâtiment.

Dans l'industrie des procédés, la différence entre la température intérieure et extérieure d'une conduite très brûlante peut grimper jusqu'à plus de 600 °C et donc bien plus que les 20 à 40 °C d'un bâtiment. Cela signifie qu'il existe une énorme perte d'énergie du fait d'une isolation technique inadéquate.

Sachant cela, il parait étrange que, jusqu'à ce jour, aucune exigence spécifique de rendement n'ait été fixée pour l'industrie. Dans la pratique industrielle, les prescriptions concernant l'isolation sont apparemment considérées plus comme une nécessité pratique pour la protection contre le risque d'incendie que pour une consommation réduite d'énergie. L'unique exigence apparemment imposée à l'isolation d'éléments techniques est que les travailleurs ne risquent pas de se brûler en touchant une conduite brûlante ou une chaudière par exemple. On appelle ce phénomène “l'approche technique de la sécurité”. La conséquence en est l'utilisation d'isolation d'une épaisseur minimale, parfois même de seulement 30 mm. Quand on sait que le secteur industriel est à l'origine d'environ un quart de toute notre consommation d'énergie, on se rend compte que c'est une gigantesque occasion manquée.

Des sommes vertigineuses sont ainsi perdues, année après année, simplement du fait que les procédés thermiques dans nos bâtiments, et surtout dans nos industries, sont insuffisamment isolés.

Mieux que l'argent à la banque

Investir dans l'isolation des conduites et procédés peut être extrêmement rentable. Une conduite de procédé chaude convenablement isolée peut fournir un retour sur investissement de plusieurs centaines de pour cent. Pourquoi n'est-ce donc pas la règle générale?

Nous devons commencer à réfléchir différemment.

Du fait d'une perspective incorrecte, des gains économiques et écologiques importants sont perdus. Mais, tout comme le secteur de la construction a été forcé de changer sa manière traditionnelle de construire (songeons seulement à l'apparition des maisons passives avec une consommation énergétique quasi nulle à l'heure actuelle), l'industrie aussi devra suivre un nouveau chemin. Cela signifie de nouveaux plans pour les conduites, canalisations, chaudières et installations de procédés à haute température... dans une recherche commune d'une moindre consommation d'énergie et d'émissions de CO2 réduites.

Les plans de conception standards actuels laissent insuffisamment de place à l'isolation économique et écologique des conduites. Elles sont souvent trop proches d'autres conduites ou d'éléments de construction, ce qui rend une isolation convenable impossible. Nous devons donc apprendre à penser écologique, à concevoir écologique. Pour des procédés très chauds, cela signifie l'introduction de matériaux d’isolation d'une épaisseur de 300 mm et même plus. C'est seulement de cette manière que l'on pourra garantir qu'un environnement de production ne gaspille pas ou peu d'énergie et d'argent et qu'il a une plus faible empreinte écologique.

L'empreinte CO2 de l'isolation technique

L'empreinte CO2 de l'isolation technique

Un matériau d'isolation technique a une empreinte écologique très positive. La bonne isolation d'une conduite très chaude dans l'industrie de procédés peut —sur sa durée de vie totale — économiser jusqu'à 30.000 fois plus d'énergie et de CO2 qu'il n'en a été initialement nécessaire pour produire cette isolation. Même l'isolation d'une conduite d'eau chaude dans un bâtiment peut rapporter plusieurs centaines de fois ce qui y a été investi. Cela dure en moyenne moins d'une journée pour regagner les émissions libérées pendant la production d'isolation technique pour les industries de procédés à très hautes températures et pour des utilités HVAC à basses températures.

300 mm minerale wol

300 mm de laine minérale

Nous observons trop fréquemment que des procédés industriels ne sont pas isolés. Ces surfaces chaudes peuvent très occasionnellement engendrer un risque de brûlures, mais elles génèrent surtout une importante et insupportable perte d'énergie.

Une usine ayant 14 réservoirs de stockage pour liquides chauds — à une température moyenne comprise entre 30° et 50 °C — peut ainsi économiser plus de 8,5 millions d'euros si ces réservoirs de stockage sont isolés avec une laine minérale de 300 mm. En outre, si l'on prend en compte toute sa durée de vie, ce matériau d'isolation permettra d’économiser environ 110.000 tonnes de CO2. Si le prix de l'énergie et donc les coûts de CO2 continuent à augmenter au cours des 25 prochaines années, cette économie sera encore plus grande.

Économie pour l'isolation de 14 réservoirs de stockage