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Santé et sécurité

La laine de verre et la laine de roche ne présentent absolument aucun danger pour la santé. Depuis 1977, conformément à la Directive européenne 97/69/CE, toute laine minérale vendue en Europe est exonérée de la classification ‘cancérigène’. Les centaines d'études scientifiques qui ont été réalisées (entre autres une étude épidémiologique en environnement professionnel auprès de plus de 45.000 personnes) confirment ces constatations.

Sur la base de plus de 100 publications scientifiques, le Centre international de recherche sur le cancer (rattaché à l'Organisation mondiale de la Santé) a classé la laine de verre et la laine de roche en groupe 3, soit une position plus favorable que celle du café, et de même catégorie que celle du thé !

Contexte

Les isolations en laine de verre et de roche ont un long et prolifique passé dans un large éventail d’applications d'isolation. Les premiers produits de laine de roche datent du milieu du 19ème siècle. Et la laine de verre est utilisée comme isolant depuis environ 70 ans.

Bien que les résultats des tests de contrôle et des recherches épidémiologiques antérieures à 1970 n'aient pas mis de problèmes sanitaires en évidence, des recherches scientifiques relatives à d'autres matériaux de construction ont soulevé des doutes et des questions à propos de possibles risques sanitaires pour tous les produits faits de fibres synthétiques minérales, parmi lesquels les isolations en laine de verre et de roche fréquemment utilisées.

À partir de 1970, des études complémentaires comprennent entre autres une recherche des risques sanitaires possibles sur des animaux de laboratoire et des travailleurs exposés à ces matériaux d'isolation pendant la production et la transformation, de même qu'une recherche approfondie concernant les méthodes de production et les formulations de produit.

À partir de 1990, la recherche médicale et scientifique a été poussée plus avant. En réaction aux doutes persistants, les fabricants européens ont introduit à la fin des années 90 les nouveaux produits en fibres ‘biodégradables’, résultats d'expériences particulièrement poussées et rigoureuses.

En octobre 2001, suite à une ample recherche menée par une commission internationale d'experts et de scientifiques — avec entre autres des contrôles médicaux à long terme auprès de plus de 60.000 travailleurs —, le CICR1 a rayé la laine de verre et de roche de la liste des matières possiblement cancérigènes et ces matériaux d'isolation ont reçu une nouvelle classification: ‘Catégorie 3 — inclassable quant à sa cancérogénicité pour l'homme’.

Les doutes concernant ces risques sanitaires furent ainsi définitivement levés. Le CICR indique de manière spécifique: “Les recherches épidémiologiques publiées au cours des 15 années passées après la dernière évaluation de ces fibres en 1988 (monographie CICR) ne fournissent aucune preuve d'un risque accru de cancer du poumon ou de mésothéliome2 consécutif à une exposition professionnelle pendant la production de ces matériaux, et une preuve globalement insuffisante pour quelque risque cancérogène que ce soit.

La position du CICR est en accord avec les constatations de l'U.S. Academy of Sciences3, laquelle n'a, en 2000, pu établir aucun lien significatif entre l'exposition aux fibres d'isolation et le cancer des poumons ou l'atteinte non maligne des voies aériennes chez les personnes fortement impliquées dans la production des fibres de verre”.

1 CICR = Centre international de recherche sur le cancer
2 Mésothéliome = cancer de la plèvre et du péritoine
3 U.S. Academy of Sciences = Académie des Sciences nord-américaine